MICROBIOPOL
- 6 août
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Le projet MICROBIOPOL (Impact on the nasopharyngeal MICROBIOme
of the air POLlution exposome) a pour ambition de caractériser le microbiome nasopharyngé (bactéries, virus et champignons) d'individus vivant dans des zones à forte et à faible exposition de la Métropole de Rouen (PM10, PM2,5 et NO2) et pendant deux années (2021 et 2022) caractérisées par des intensités d'exposome différentes..
Contexte et objectifs
Les voies respiratoires supérieures (cavité nasale et nasopharynx) constituent la première barrière biologique en contact avec l'air inhalé, qui contient à la fois des micro-organismes et des polluants atmosphériques. Les voies respiratoires supérieures abritent une communauté microbienne complexe (le microbiome), qui joue un rôle clé dans le maintien de l’homéostasie épithéliale et la régulation des réponses immunitaires. Des altérations de sa composition microbienne (dysbiose des voies respiratoires supérieures) ont été associées à une susceptibilité accrue aux maladies respiratoires telles que l’asthme, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et les infections respiratoires virales.
L’hypothèse principale du projet MICROBIOPOL est qu’une exposition chronique à la pollution atmosphérique (polluants gazeux et particules fines) pourrait induire une dysbiose persistante du microbiome des voies respiratoires supérieures, comme le suggèrent quelques revues de la littérature. Cette dysbiose se caractériserait par des altérations tant taxonomiques que fonctionnelles, entraînant une vulnérabilité accrue aux infections respiratoires. On suppose que cet effet est modulé par des déterminants socio-économiques et spatiaux, qui façonnent les exposomes individuels et contribuent aux inégalités en matière de santé environnementale.
L'objectif du projet MICROBIOPOL est de déduire des corrélations entre l'exposome et le microbiome et d'identifier les signatures microbiennes qui agissent comme des biomarqueurs d'une exposition chronique à la pollution atmosphérique.
Description du projet
Le projet MICROBIOPOL s'attachera plus particulièrement à
caractériser la composition taxonomique et fonctionnelle du microbiome des voies respiratoires supérieures (bactéries, virus et champignons) chez des individus vivant dans des zones de la métropole de Rouen présentant une exposition élevée ou faible à la pollution atmosphérique chronique ;
évaluer les effets temporels de l’intensité de l’exposome en comparant les microbiomes prélevés au cours de deux années consécutives, 2021 et 2022, caractérisées par des niveaux globaux de pollution atmosphérique contrastés. Si les données le permettent, la variabilité saisonnière sera également étudiée en comparant les microbiomes prélevés à différentes périodes de l’année (été par rapport à l’automne).
Le projet en outre à
identifier les associations entre l’exposition à la pollution atmosphérique et les altérations du microbiome, notamment la perte de diversité microbienne, les changements fonctionnels et l’enrichissement en micro-organismes potentiellement pathogènes ;
étudier comment les déterminants socio-économiques et spatiaux, tels que la précarité sociale, le contexte de quartier et les inégalités territoriales, modulent ces changements du microbiome liés à la pollution ;
identifier des signatures microbiennes et fonctionnelles susceptibles de servir de biomarqueurs d’une exposition chronique à la pollution atmosphérique et d’apporter des éclaircissements sur les mécanismes sous-jacents aux interactions entre l’hôte, le microbiome et l’environnement.
Afin de caractériser l'exposome, Atmo Normandie mettra en œuvre son modèle Sirane sur les années 2021 et 2022 pour calculer les concentrations des polluants retenus (PM10, PM2,5 et NO2) au lieu de résidence des patients (environ 1 000 patients).
Ce projet est piloté par le laboratoire DYNAMICURE (CHU de Rouen & UMR INSERM 1311) auquel participeront l'Institut des Transitions T.URN (Université de Rouen) et le laboratoire LERN.
Ce projet, prévu sur une durée du projet 24 mois, a été retenu dans le cadre de l’appel à projet générique de l’Agence Nationale de la Recherche.
Durée
Ce projet début le 1er octobre 2026 pour une durée de 24 mois.
Livrables attendus
Construction d’une bio banque, associée à des métadonnées de santé et d’environnement
Modèle intégratif d'exposition
Partenaires du projet MICROBIOPOL
Contacts
Jérôme CORTINOVIS : jerome.cortinovis@atmonormandie.fr




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